PORTRAIT : Muriel Rojas Zamudio.
Questions - Réponses
1- Quelles sont vos dates et lieu de Naissance ?
Je suis née le 11.02.1976 à 10h55 à Arpajon (91)
2- Quelles études avez-vous suivies ?
D’abord des études littéraires et artistiques (Licence Arts du Spectacle option Théâtre, prépa
Beaux-Arts, initiation aux langues mayas à l’INALCO) puis je me suis orientée vers
l’enseignement (DAEFLE Alliance Française) dans l’idée de travailler dans l’humanitaire.
Une expérience de terrain en Amérique Latine m’a poussée vers ma vraie vocation : la
thérapie transpersonnelle. J’entre cette année en 6ème année à l’Institut Privé des Sciences
Humaines de Nantes.
3- Pourquoi avoir choisi d’être Astrologue ?
En réalité je ne me considère pas pleinement comme astrologue mais plutôt comme une
thérapeute intégrant l’astrologie à son travail car cette discipline me paraît apporter un
éclairage intéressant sur le fonctionnement probable de la psyché humaine.
4- Comment avez-vous appris l’astrologie ? Pourquoi ?
C’était important pour moi de pouvoir échanger et d’être supervisée, en astrologie comme en
thérapie. J’ai donc effectué des recherches qui m’ont conduites à l’IEA de Nantes (Alain de
Chivré) ; les cours m’ont paru d’emblée très clairs, synthétiques, dénués de surinterprétations,
et proches de l’astrologie classique ce qui était un impératif pour moi. Là encore, quelle que
soit la discipline, il me semble fondamental de connaître les bases classiques avant de se
spécialiser dans une option plus contemporaine ou de se lancer dans ses proches recherches.
5- Quel est votre parcours sur le plan astrologique ?
J’ai donc suivi les cours de l’IEA puis ai commencé à appliquer ce que j’avais appris sur le
terrain auprès d’enfants en difficultés scolaires puis de mes patients. Ouverte par principe à
toute branche de l’astrologie – même si je suis loin de tout connaître faute de temps – je me
suis intéressée à l’astrologie psychologique, karmique puis finalement aux théories de Jean-
Pierre Nicola, fondateur de l’école conditionaliste.
6- En quoi l'astrologie peut être utile, pour vous et pour les autres ?
Il me semble que l’astrologie peut nous aider à prendre conscience de nos
« conditionnements », autrement dits de nos schémas cognitifs ou comportementaux
consolidés par la répétition et leur sécurisante familiarité. De là c’est au consultant, et non du
praticien, de choisir : il reste dans ses schémas et cherche à adhérer à son thème ou il décide
de s’en émanciper à travers un travail personnel (thérapie, ascèse spirituelle…). L’astrologie
me semble donc intéressante en tant qu’outil « diagnostic » ou « cartographique » pour
accompagner un travail sur soi-même.
7- Qu'apporte-t-elle comme éléments de réponses pour un consultant ou une entreprise ?
Tout dépend du niveau où l’on se situe. J’imagine que pour un astrologue elle peut renseigner
sur le plan caractérologique, donner un « profil » ou encore s’utiliser d’un point de vue
prospectif pour spéculer sur le déroulement d’actions en cours ou envisagées.
Dans une thérapie transpersonnelle, elle permet d’éclairer la subjectivité du patient à partir du
fait objectif auquel elle se réfère (positions planétaires à un moment donné). En d’autres
termes, l’hypothèse est ici la suivante : l’homme est réceptif de manière à son environnement,
et traduit les stimulus qu’il reçoit en images, pensées, qui deviendront des croyances, des
moteurs pour agir…L’astrologie nous permettrait de retrouver les connexions entre signaux et
symboles.
8- A quoi reconnaît-on un bon astrologue ?
Ma réponse sera nécessairement très personnelle. Plus qu’à la maîtrise de son sujet (savoirs
théoriques et techniques) un bon astrologue devrait être reconnaissable à son éthique :
conscience des limites de l’outil et du praticien, humilité, recul sur soi-même pour ne pas (se)
projeter sur ses consultants…Le bon astrologue est celui qui se sachant interprète est
conscient de sa faillibilité.
9- En tant qu'astrologue, quelle a été votre plus belle expérience ?
La prochaine !! toute expérience est fabuleuse car explorer la conscience est une merveille en
soi, quel que soit le moyen utilisé.
10-Utilisez-vous l'astrologie pour vous-même, vos proches ?
Eh bien, non ! Je préfère voir avec des collègues, comme pour mon analyse.
11-Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut apprendre l’astrologie et
éventuellement en faire son métier ?
De ne rien en attendre, ni gloire, ni fortune, car il serait déçu ! Je donnerais des conseils très
rébarbatifs mais auxquels je crois même s’ils ne sont pas à la mode (voire franchement
impopulaires) : être rigoureux et patient, ne pas s’accrocher au dogme, ne pas chercher à aider
l’autre malgré lui, ne pas chercher à le faire rentrer dans la grille astrologique à tout
prix…L’astrologie ce n’est pas de la magie mais de l’écoute et de l’observation puis de la
déduction. Et si résultats spectaculaires il y a, il convient de se souvenir que c’est l’oeuvre de
la nature ou de Dieu (selon ses convictions) et non la nôtre !
12-A quel courant astrologique vous reconnaissez-vous ?
Aujourd’hui le conditionalisme.
13-Enseignez-vous l’astrologie ?
Non.
14-Avez-vous écrit des ouvrages sur l’astrologie et si oui lesquels ?
Je cherche un éditeur pour un projet de jeu astrologique mais n’ai encore publié que des
articles sur l’astrologie et la thérapie, en France et à l’étranger.
15-Exercez-vous une autre discipline que l’astrologie ? Si oui laquelle et pourquoi ?
Comme je le disais au début de cette interview je suis thérapeute transpersonnelle (courant qui
porte un regard spirituel sur le psychologique). J’utilise pour outils, l’astrologie, le rêve
éveillé, l’art-thérapie et la relaxation. Ceci me permet de prolonger le travail d’investigation
astrologique par un accompagnement concret.
16-Que pensez-vous des horoscopes que l’on peut lire dans les magazines divers ou
écouter à la radio ?
Ils sont à l’astrologie ce que les tests psycho des magazines sont à la psychologie : un
divertissement. Les prendre pour plus qu’un divertissement me semble naïf voire relever dans
certains cas de la superstition. Les raccourcis imposés par le format d’écriture de l’horoscope
médiatique sont pernicieux car ils donnent une image erronée de cette discipline, quand bien
même l’auteur s’efforce de relever le niveau. Je suis pour l’action pacifiste de non
coopération : n’en produisons plus, n’en consommons plus.
17-En avez-vous fait de tels ?
Non, en revanche j’ai convaincu le Point de remplacer ce projet par des portraits de
personnalités ; en dépit du soutien de la rédaction du site, le projet n’a tenu que 8 mois. Les
pressions du lectorat conservateur face à l’astrologie et les contraintes imposées à la rubrique
(faire court, proche de l’horoscopie dans le style…) nous ont épuisés ! Je n’ai aucun regret
mais ce type d’exercice n’est pas fait pour moi…
18-Quel est votre « maître » en astrologie ? Pourquoi ?
Profondément libertaire, je n’ai ni dieux ni maîtres ! Plus sérieusement je trouve que tous les
humains, au-delà de leurs faiblesses, sont des maîtres. Que chaque parcours, chaque vie est
une leçon pour tous. Je préfère parler de la tendresse que j’ai pour ceux qui m’ont ouvert de
nouveaux horizons…mais que je ne citerai pas par pudeur maladive.
19-Si vous faites des consultations, comment cela se déroule ?
Mes consultations se font soit par téléphone, soit plus idéalement sur rendez-vous. Je monte le
thème du patient, je l’invite lors d’une première séance à m’exprimer ce qui l’amène vers moi
avec force détails. Le thème près de moi ou en tête, je commence le repérage de ce qui me
semble poser problème (ex : un aspect de tension qui s’actualise). Ensuite chaque séance
utilisera un outil pour explorer la conscience, localiser ce qui fait problème et tenter de le
dénouer ; je ne parle pas d’astrologie sauf si le patient le souhaite et que cela l’aide à
comprendre.
20-Si vous n’en faites pas, pourquoi un tel choix ?
Voir 19.
21-Citez moi 3 astrologues que vous pensez être les plus sérieux ?
Je recommande de consulter le site de la Fédération Des Astrologues Francophones pour en
trouver bien plus !
22-Comment se passe votre journée type ?
Ma journée de travail commence par la consultation de mes mails et de mon planning. Je
prends 10-15 mns avant chaque rendez-vous pour méditer (et me vider de mes propres
pensées parasites). Si je n’ai pas de rendez-vous j’écris des articles personnels ou prépare la
Lettre Des Astrologues dont je suis rédactrice.
23-Quels conseils donneriez-vous à une personne qui veut consulter un astrologue ?
Désolée pour la publicité, mais de passer par la FDAF ! Au-delà de la boutade, la FDAF
demande à ceux qui postulent dans son annuaire professionnel de nombreux gages de fiabilité
et de compétence, ce qui permet d’éviter au maximum les mauvaises surprises. La dernière
version de l’annuaire, que j’ai mise en place avec Marc Brun, permet de se faire une idée de
chaque praticien car être proche géographiquement ne suffit pas pour créer un lien constructif.
Vous devez trouver quelqu’un avec qui vous vous sentez écouté, entendu, compris, qui vous
rassure et vous permet de voir clairement quel chemin prendre (sans décider pour vous). Enfin
connaître le courant du praticien est important : un astrologue karmiste, humaniste ou
influencé par la psychanalyse n’abordera pas les choses sous le même angle. Vos attentes
(Conseil spirituel ? matériel ? Relation d’aide ?) doivent orienter votre choix.
24-Est-ce les hommes ou les femmes qui vous consultent le plus ?
Sans hésitation les femmes.
25-Comment pouvez-vous expliquer cela ?
Peut-être parce que ma démarche est plus « féminine », portée vers l’introspection (effets à
long terme, subtils) plutôt que le coaching (effets immédiats, spectaculaires). Les hommes
sont peut-être plus pudiques pour parler d’eux ?
26-D’après vous, l’astrologie peut-elle être la réponse à beaucoup de questions ?
Non, mais elle peut être un excellent moyen de s’interroger.
27-Faut-il suivre « à la lettre » les conseils d’un astrologue ? Pourquoi ?
Tout dépend du conseil ! D’une manière générale, il ne faut jamais laisser autrui décider pour
soi.
28-Que pensez-vous des logiciels d’astrologie ?
Ils sont une aide efficace pour les calculs. L’interprétation, elle, doit rester humaine.
29-Lequel préférez-vous ?
Le mien, Azimut35.
30-Pourquoi, d’après vous l’astrologie n’est pas une science reconnue ?
Parce qu’elle ne rentre pas (est-ce définitif ?) dans le champ des sciences dures qui sont le
paradigme dominant aujourd’hui dans notre société. Comme tout ce qui relève, partiellement
ou totalement, de l’invisible, elle est rejetée par ceux qui cherchent une explication matérielle
et mécanique au vivant.
31-Le sera-t-elle un jour ?
Je l’ignore, je lui souhaite.
32-Faut-il la réglementer ?
Si elle aspire à s’inscrire socialement comme une vraie profession (et non un hobby), oui,
indubitablement. C’est en étant traitée comme les autres professions qu’elle sera reconnue
comme les elles.
33-Que pensez-vous des écoles d’astrologie ?
Qu’elles sont nécessaires pour que le savoir se transmette et évolue. Elles gagneraient peutêtre
à former des praticiens (exercices pratiques, formation à la consultation).
34-Faut-il qu’elles soient régies par l’état ?
L’état ou le privé, peut importe ; il faut qu’elles soient réglementées et supervisées elles aussi
pour que soit validé leurs formations.
35-Quel constat faites-vous aujourd’hui de l’astrologie ?
Trop d’astrologie tue l’astrologie. A l’ère du consumérisme outrancier l’astrologie formatée
est trop présente et inhibe la réalité de la profession. C’est dommage.
36-Quel est selon vous son avenir ?
Je l’ignore, je ne fais pas de prévisionnel !!
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